Que l'on puisse à la fois s'émouvoir et s'indigner de la mort atroce d'enfants syriens assassinés par des armes chimiques envoyées par le régime de Bachar al Assad, est tout à fait compréhensible et nécessaire.

Que l'on veuille accompagner le "va-t'en-guerre" Trump détruire les stocks d'armes chimiques, cela "ne mange pas de pain" et constitue une entreprise de communication au crédit de Macron "le justicier", comme à l'époque le dictateur Saddam Hussein avait été éliminé par les États-Unis.

Par contre, le vrai courage politique serait de condamner avec la même détermination la politique d'apartheid du gouvernement israélien condamnée par les Nations Unies.

Dénoncer les snipers de l'armée israélienne qui se réjouissent d'une façon indécente de la mort d'un palestinien sans armes tiré comme un lapin.

Enfant palestinien de Gaza victime des bombes israéliennes

Dénoncer un État qui a lancé une pluie de bombes sur les villes de la bande de Gaza lors de la campagne guerrière 'plomb  durci" fin 2008 début 2009 , provoquant la mort de centaines de civils, dont de nombreux enfants. La mort d'un enfant syrien serait-elle plus importante que celle d'un enfant palestinien ?

Dénoncer un État qui met de nombreux enfants palestiniens en prison, et détient un record du nombre de prisonniers politiques.

Dénoncer un État qui, en violation des nombreuses résolutions de l'ONU, continue à installer des colonies illégales, s'accaparant indument des terres palestiniennes en expulsant les habitants.

On attend que cette question puisse être posée ce soir par Edwy Plenel. Ceci nous conforterait dans le pouvoir d'indépendance des journalistes que le fondateur de Médiapart a la pertinence et le courage d'affirmer.

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