Le documentaire de Clarisse Feletin sur l’affaire de la dioxine à Gilly-sur-Isère est enfin diffusé à la télé. Peut-être de quoi éclairer la justice à la veille d’un nouveau procès.

Souvenez-vous, c’était une époque où, en guise de réveil, une population retrouvait chaque matin leurs tables de jardin, leurs vitres, leurs voitures recouvertes d’une couche de poussière noire… Rappelez vous ce temps où simples citoyens, écologistes, élus s’interrogeaient à haute voix sans être entendus… De cette période où, aux alentours d’un incinérateur à ordures, on battait le sinistre record de France du taux le plus élevé de dioxines jamais décelé (soit environ 750 fois plus que la norme admise), de ces 365 exploitations agricoles contaminées, de ces 7 000 bêtes abattues, enfin, de ces 41 000 habitants exposés aux fumées toxiques… C’était il y a moins de 10 ans, à quelques encablures de la cité olympique d’Albertville. Dans une bourgade nommée Gilly-sur-Isère.

Billet original sur La Voix des Allobroges